mars 14, 2026

Pétrole, gaz, mines… : Le Gouvernement du Sénégal entre renégociation et résiliation de contrats

Le Premier Ministre du Sénégal Ousmane Sonko, accompagné de plusieurs ministres et de Directeurs généraux, a fait le point, le jeudi 12 mars 2026, sur la renégociation des conventions et contrats conclus dans des secteurs stratégiques.

Sur le secteur des hydrocarbures, le chef du Gouvernement du Sénégal a expliqué que des discussions sont en cours avec les partenaires. « Il y a d’abord le bloc de GTA Grand Tortue que nous partageons avec nos amis et frères de la Mauritanie. Ce bloc gazier a débuté son exploitation depuis l’année dernière. Sans entrer dans les détails, nous considérons que les contrats signés sont léonins et nous ambitionnons de discuter dans le fond. Mais en attendant, la priorité pour nous, c’est l’approvisionnement de notre marché local en gaz natu­rel à partir de ce bloc. (…) ».

« Sur les mines et carrières, à peu près 71 titres seront retirés, dont 14 titres sur l’or, 8 sur l’argile, 5 sur le basalte, 8 sur le calcaire, 1 sur le granite, 1 sur le kaolin, 1 sur le grès, 14 la latérite, 1 sur le manganèse, 1 sur le sable. Tous les titres qui ne respectent pas les engagements feront l’objet d’une renégociation », soutient Ousmane Sonko.

D’ailleurs en ce qui concerne les Industries chimiques du Sénégal (ICS) détenues à 78% par le groupe indonésien Indorama et à 15% par l’État du Sénégal, le Premier ministre sénégalais souligne que l’ensemble des actifs a été repris par le pays.

Pour les Cimenteries, « la décision qui a été prise, c’est de réaligner l’ensemble des Cimenteries au bon régime fiscal et douanier, notamment le Code de 2016 et certainement le nouveau en cours de finalisation. Cela nous permettrait d’escompter des gains annuels de 360 milliards FCFA supplémentaires sur ce secteur », a expliqué Ousmane Sonko.  Ce dernier avance un manque à gagner extrêmement important : 160 milliards FCFA pour la première cimenterie, 148 milliards FCFA pour la deuxième, 63 milliards FCFA pour la troisième et 47 milliards FCFA pour la quatrième. C’est pour pratiquement les mêmes raisons : non-paiement des taxes et redevances, des avantages fiscaux et douaniers indus, des exonérations sans base légale.

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